Comme deux gouttes d’eau – Tana French

Résumé : L’inspecteur Cassie Maddox est appelée d’urgence sur les lieux d’un meurtre. Stupeur, la victime lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Plus vertigineux encore, elle a pris le nom d’Alexandra Madison, personnage inventé par Cassie lors d’une mission d’infiltration. La jeune femme prend sa place et intègre le vieux manoir où Alexandra vivait avec ses amis, quatre étudiants charmants…


Ma critique : Je me suis d’abord basée sur un coup de cœur pour la couverture, puis, intriguée, j’ai lu le résumé. J’ai tout de suite eu envie de le lire. Pourtant j’ai du attendre quelques temps avant de le trouver dans une version moins chère. Finalement je me le suis procurée… et en une semaine et demie je suis arrivée à la dernière page du roman, découvrant page après page les personnages et vivant l’histoire presque aussi profondément que l’héroïne.

Une enquête policière est définitivement quelque chose qui ne peut que me convaincre. Pourtant, ces derniers-temps, il m’était difficile d’apprécier les enquêtes : je les trouvais pour la plupart beaucoup trop sanglantes. Là j’ai trouvé quelque chose de plus cérébral, et de ce fait plus sympathique.
C’était assez agréable de se laisser emporter par cette infiltration assez « calme » et finalement plutôt lointaine de l’univers policier auquel on pourrait s’attendre.

L’héroïne, un peu brisée, est très attachante. Jamais je n’ai frôlé les larmes, le fou rire ou même frissonné, mais j’ai pourtant ressenti beaucoup d’émotions à travers ce personnage.
Les autres aussi étaient plutôt agréables à « vivre » et les descriptions écrites par l’auteur et « vécues » par l’héroïne correspondaient beaucoup à mon imaginaire, du coup, lors du « retour à la réalité » de la fin, j’ai trouvé certaines choses presque anachroniques.

Toutefois, deux petits bémols au roman : le début est un peu trop lent et le démarrage prend en fait pas mal de temps. Et au contraire, la fin est arrivée de façon assez abrupte, comme si tout d’un coup elle avait décidé d’arrêter d’écrire. Du coup j’ai été un peu frustrée par cette fin, comme l’héroïne, frustrée par la fin de son enquête.

Dans l’ensemble c’est vraiment un très bon bouquin que je recommande vivement !

Un extrait :

En premier lieu, à propos d’Alexandra Madison, il faut connaître l’essentiel : elle n’a jamais existé. Frank Mackey et moi l’avons inventée voilà longtemps, par un éblouissant après-midi d’été, dans son bureau poussiéreux de Harcourt Street. Il cherchait des gens pour infiltrer un réseau de vendeurs de drogue opérant à l’université de Dublin. Je voulais le job. Jamais je n’avais rien désiré avec autant d’ardeur.

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